Festival Jazz à Vienne 2016

par Yome NetSan @ 28 juillet 2016

Début juillet a été marqué par l'édition 2016 de Jazz à Vienne que j'attendais depuis Noël dernier où j'avais reçu l'abonnement 7 soirées. Contrairement à mes comptes rendus de 2013, j'ai préféré, cette année, faire un seul ((très) long) article ponctué de (mauvaises) photos.

Dès mon arrivée, j'ai repris mes marques en retrouvant les mêmes habitués (mention spéciale à l'homme à la casquette qui gère tout dans la file d'attente abonnés comme s'il était chez lui), l'attente au soleil, la bière pas terrible et la course à la bonne place. Pourtant, quelques changements ont été opérés sur le festival et montrent une certaine réduction de budget : le beau programme précédemment offert aux abonnés (7€ dans la boutique) n'a pas été édité cette année et a été remplacé par un simple poster arborant les affiches des années passées en petit format, le fond de la scène n'est plus décoré par le visuel de l'affiche justement mais par quelques écrans et de simples spots. Il y a aussi beaucoup moins de caméras pour capter les concerts et certaines d'entre-elles restent fixent, sans caméraman derrière.

 

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Les Horloges

par Yome NetSan @ 22 avril 2016

Vous vous souvenez sûrement que j'étais allé voir des concerts de Phish aux Etats-Unis, il y a maintenant deux ans et demi (déjà ! O_o) ?
Vous vous souvenez probablement que j'étais accompagné, lors de ce voyage, par Gilles, un fan genevois ?
Vous vous souvenez peut-être enfin que, lors de notre dernier trajet en voiture entre Atlantic City et Philadelphie, il m'avait fait écouter son projet musical en cours de gestation ?

Et bien ce projet a vu le jour au début du mois d'avril !

 

Réglez vos montres !

C'est un conte musical qui s'appelle Les Horloges, composé et écrit donc par Philippe de Weck et Gilles Roux.

L'histoire est celle d'horloges (sans blague ?) vivant paisiblement dans leur village, bien réglées sur la cadence de leur roi. La vie s'écoule tranquillement au rythme des aiguilles.

Mais un imposteur se lève pour encourager les horloges à se libérer du tempo imposé par le roi, à se dérègler et à sonner quand bon leur semble. La révolte gronde pour gagner la liberté, mais celle-ci les mènera vite à l'anarchie...

L'histoire et les paroles se dévoilent dans un très joli livre-disque, richement illustré par Joana de Chambrier.

 

 

Réglez vos enceintes !

Mais contrairement à ce que l'on peut s'imaginer d'un disque pour enfants qui masquerait sa pauvreté musicale avec un visuel "tout mignon", le vrai enjeu est ici le plaisir des oreilles.

C'est vrai, ça ! Pourquoi nos enfants ne pourraient-ils pas écouter de la vraie bonne musique faite par de vrais bons musiciens ?

C'est ce que se sont dit les auteurs et chacun des douze morceaux (comme les heures d'un cadrant) reflète un style différent, de la folk au rock psychédélique des années 60/70 ! Les instruments sont variés et biens réels. Pas de boîte à rythme ou de clavier Bontempi : on imagine bien les doigts sur les cordes ! Les musiciens ne s'interdisent pas non plus les arrangements audacieux avec changements de rythme et solos de guitare (mention spéciale à la piste 6 "Anarchie, Liberté"). Ils se font plaisir et ils le partagent. On croit entendre parfois des relents du Pink Floyd des 60's ou des Grateful Dead.

Seules les parties chantées peuvent trahir la jeunesse de la cible d'origine. La voix me fait un peu penser à un conteur de chansons médiévales mais ce n'est pas un mal car cela colle très bien avec les paroles. Les textes sont intelligents et drôles, jamais niais ou trop enfantins. L'histoire a ses rebondissements et ouvre la porte à la discussion avec les plus jeunes.

Bref, c'est un vrai régal que d'ouvrir mon fils à cette musique que j'aime. Et pour une fois, les parents ne rechigneront pas à écouter le disque du fiston dans la voiture !

 

Je vous invite donc à visiter le site officiel du disque (leshorloges.com) où vous pourrez écouter des extraits, télécharger les paroles et prolonger l'expérience avec des fiche-jeux à télécharger.

Le disque est sorti chez Ad Vitam Records et est distribué par Harmonia Mundi (ce n'est pas rien). On le trouve pour l'instant en France à la Fnac et Leclerc ainsi qu'en en Suisse chez Paillot et Nature & Découverte.

Et sachez qu'alors que la tournée de promotion commence pour mon pote (interview radio, TV, France Musique demain matin...), le master vient d'être terminé pour la version... vinyle !

 

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88 Miles, retour vers le futur du jazz

par Yome NetSan @ 20 mai 2015

Mon fils est comme moi.
Depuis qu'il m'a vu jouer à Captain Toad Treasure Tracker et Super Mario 3D World et qu'il y a lui-même goûté, il ne parle plus que de ça à tout le monde. Il construit des niveaux en Clipo, fait des dessins et regarde des "Let's play" sur Youtube à tel point qu'il connait les niveaux par cœur avant même de les avoir atteint pour la première fois ! Il marche par "phases d'obsession" : avant ça c'était les trains, après les Lego et les Mixels et, dans une semaine, il aura oublié tout ça et sera parti sur autre chose.
C'est une sorte de monomanie passagère et ça m'énerve parce qu'il tient ça de moi.
[EDIT 2016 : j'avais raison, il est passé à Rayman (Origins et Legens) et Kirby]

 

Des kilomètres de lectures 

Depuis que j'ai emprunté l'édition anniversaire de Kind of Blue à la médiathèque de mon village fin mars, je suis moi-même reparti dans une période Miles Davis. Mais cette fois, histoire de faire les choses à fond, je me suis lancé dans la lecture de son autobiographie, ce que je voulais faire depuis des années.

Le livre est passionnant du début à la fin. Même si quelques sessions légendaires (comme justement celle de Kind of Blue) sont assez vite éludées, il passe en revu toute sa carrière avec une précision étonnante. Le ton et le style sont décontractés, comme si Miles était en train de nous raconter son histoire autour d'un verre. On remarque d'ailleurs assez vite ses expressions de langage récurrentes comme "shit", "it was bad" (pour dire que c'était très bien), "it was something else" et surtout les "motherfucker" (au moins un par page au début, moins à la fin... ou alors je me suis habitué). Je serais d'ailleurs curieux d'en parcourir une traduction française pour comparer. Cela s'explique car le livre a été retranscrit par Quincy Troupe à partir d'entretiens (des monologues ?) fait avec Miles.

On écoute donc le trompettiste nous raconter comment il a côtoyé tous les grands d'avant pour qui il était sideman (Charlie "Bird" Parker, Dizzy Gillespie...) et comment il a formé la plupart des grands d'après, ses sidemen devenus leaders et que l'on croise encore sur scène en 2015 (Herbie Hancock, Wayne Shorter, John McLaughlin, Marcus Miller).
Plus qu'un livre sur la musique, c'est aussi un témoignage très intéressant sur une époque (les clubs de jazz de la rue 52 de New York), un style de vie débridé (alcools, drogues, femmes), le tout saupoudré d'un racisme ambiant et permanent qui l'a rendu presque lui-même raciste dans l'autre sens, tellement il en voulait à tous les blancs. Et même si son point de vue sur les critiques, les politiques, la police et sur même l'histoire est souvent assez juste (comment peut-on dire que l'Amérique a été "découverte" alors que les Indiens y habitaient déjà ?), on sent bien qu'il est obstrué par une forte rancœur après des années et des années de racisme.

Quelle(s) aventure(s) !

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Il y a 1 an : 03.11.2013 Dernier jour

par Yome NetSan @ 3 novembre 2014

Je me suis réveillé à 8h30. 

En tout cas c'est ce que je croyais...

 

Gilles m'avait envoyé un e-mail pendant la la nuit pour me rappeler qu'il y avait un changement de temps aujourd'hui. Il était en fait 7h30 !
Je suis retourné au lit pour une heure supplémentaire bienvenue... 

Quand je me suis réveillé pour de bon, le but de la matinée était de faire rentrer tout ce que je l'avais acheté dans mes bagages. Bon, ça a été plus facile que je l'imaginais. 

Après avoir quitté l'hôtel, j'ai pris une dernière fois le bus pour le centre ville. 

J'avais encore quelques souvenirs à acheter, comme un jouet pour mon fils (un train de préférence) que j'ai trouvé à Toys'R'Us.

 

J'avais encore deux heures devant moi avant mon rendez-vous avec Gilles, je suis retourné sur le Boardwalk

J'ai acheté des T-shirts Atlantic City et une tasse pour mon frère. 

Puis je suis allé marcher sur la plage en repensant à ces quelques jours que je venais de passer ici à vivre mon rêve. J'ai mangé une part de pizza et pris un café avec encore des donuts. Je suis tombé sur Kevin, le gars du bus de la veille, totalement par hasard.

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Musique | Phish

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Il y a 1 an : 02.11.2013 Bus, chance, concert, malchance et fin

par Yome NetSan @ 3 novembre 2014

Nous sommes revenus à nos hôtels respectifs en milieu d'après-midi, j'ai donc pu me reposer encore un peu. J'ai pris le bus à 18h20, pendant que plusieurs autres (visiblement) fans de Phish prennait un taxi...

Au cours de ce trajet, je fus le témoin d'une autre chose qui ne pourrait pas arriver en France. A l'arrêt de bus, j'ai commencé à discuter avec Kevin, un jeune homme qui se rendait au même endroit que moi. Il m'a demandé ce que j'aimais aux Etats-Unis. Je lui ai répondu que j'adore l'accueil et la gentillesse des gens. Rien que d'engager la conversation comme ça avec un étranger à l'arrêt de bus est assez rare, du moins pour moi.

Il avait rendez-vous dans un bar et m'a demandé si je savais où il était. J'avais souvenir de l'avoir aperçu et j'ai commencé à lui dire ce que je savais. Nous étions assis à l'avant du bus et le chauffeur a entendu notre conversation. Naturellement, il a commencé à lui expliquer précisément où le bar était en partant de l'arrêt de bus. Au moment où la porte du bus s'est ouverte et que nous sortions, plusieurs personnes tout au fond du bus se sont mises à ont crier pour montrer la direction à Kevin !

Alors que le bus repartait, je me suis tourné vers Kevin : "Voilà ce que j'aime aux U.S.A. ! Ce genre d'entraide spontanée ne se produit jamais en France !"

Avant d'entrer dans le Boardwalk Hall, je suis passé par l'hôtel du groupe pour y déposer mon cadeau. Le receptionist a du mal à comprendre pour qui c'était, même avec le nom exact.

En entrant dans la salle, ma chance sans précédent a encore frappé. Entre la première personne qui a scanné mon billet et le contrôle de sécurité, j'ai trouvé au le sol un bracelet dorée tout neuf. Oui, un de ceux donnés aux détenteurs de billets pour la fosse  ! Je l'ai fourré dans ma poche sans y réfléchir à deux fois.

Une fois à l'intérieur, j'ai pris le temps de manger un hot-dog avec des frites et d'acheter deux body pour les futurs bébés de mon frère et d'une amie à le Waterwheel Foundation.

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Musique | Phish

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Il y a 1 an : 02.11.2013 Encore plus de shopping

par Yome NetSan @ 2 novembre 2014

Toujours la même routine: je me suis réveillé à 8h30, j'a pris un bain suivi de mon petit déjeuner. 

J'ai envoyé un email à Gilles pour lui donner rendez-vous en ville à 11h30, en face de Tanger Outlet.
Mais avant notre virée shopping, je devais retourner à Game Stop.

Vous vous souvenez que j'avais réservé 2 manettes Wii U en édition limitée et que pour cela, j'avais dû souscrire à la carte du magasin ? Bien sûr, j'avais expliqué au vendeur que je vivais en France et que je ne voulais pas m'inscrire à quelque chose que je ne pourrait pas utiliser. La carte coûtait 16$ et il m'avait expliqué qu'elle se "rembourserait d'elle-même" grêce à la réduction que j'aurais sur les Wiimotes. 

Donc je bien vérifié ce que je devais payer lors de ma deuxième visite et même en ayant ajouté un autre jeu, il n'y avait pas l'ombre d'une réduction. Comme je le supposais, j'aurais dû acheter beaucoup plus de trucs pour en avoir une. 

Ce n'étais pas la même personne à la caisse, mais il a quand même été très compréhensive et m'a remboursé le prix de la carte sans discuter.

Le reste de la journée n'a été qu'encore plus de shopping avec Gilles à Tanger Outlet, BAM! (où j'ai trouvé des vinyles de Daft Punk et des Grateful Dead, un jeu cartes Tetris et un livre Lego) et dans un grand centre commercial où j'ai acheté des jeux Game Boy, un livre Zelda et un vinyle de Pink Floyd).

Sur le trajet, nous sommes passés par un péage d'autoroute où le prix était de 75 cents... "Exact Change" ("faire l'appoint"). Nous sommes chacun souvent tombés sur plusieurs de ces panneaux "Exact Change" depuis notre arrivée aux Etats-Unis. Quand je prenais le bus à Atlantic City, je devais avoir la monnaie exacte pour payer. Le péage de l'autoroute n'avait même pas d'autre sortie au cas où l'on n'avait pas exactement 75 cents ! C'ets à croire que tout le monde ici se trimballe avec un sac de pièces de 25 cents sur lui en permanence !

Gilles m'a aussi montré le "food court". Nous n'avons pas ça dans nos centres commerciaux en France, où des tables et des chaises sont partagées entre plusieurs restaurants rapides situés tout autour. C'est un concept très sympa où qui permet de manger des choses différentes entre amis, tous à la même table.

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Musique | Phish

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Il y a 1 an : 01.11.2013 Second concert à Atlantic City

par Yome NetSan @ 1 novembre 2014

Après encore plus de repos, j'étais sur le Boardwalk à 5h45. 

Il y avait une promo au Dunkin' Donuts du coin et j'ai donc acheté 6 donuts pour 3 $. Mais j'ai eu les yeux plus gros que le ventre. C'était beaucoup trop pour moi et je ne pouvais pas tous les manger.

Un policier qui passait m'a interpellé pour me demander s'il pouvait en avoir un. Il plaisantait, mais il a été très surpris quand je lui ai répondu en ouvrant la boîte "Bien sûr ! Servez-vous !". Il pensait que je plaisantais aussi, mais j'étais très sérieux et il en a finalement pris un.

J'en ai donné deux de plus à des fans de la fil d'attente. Dans l'échange qui a suivi, le gars m'a dit, après qu'il ait appris d'où je venais "France ? Jamais entendu parlé !".

Finallement, comme je ne pouvais pas entrer dans le Boardwalk Hall avec le dernier, j'ai du le jeter la boîte à la fouille, après avoir dit au gars de la sécurité de le manger. J'espère qu'il n'a pas été perdu pour tout le monde.

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