Le cas Fred Raspail

par Yome NetSan @ 20 mars 2014

Petite appartée dans le récit de mon voyage aux USA qui, au rythme où ça va, m'occupera toute l'année !
Malgré tout, cette histoire a un lien quand même, vous verrez...

Tout à commencé en juillet 2004 quand je me suis rendue au festival de Montjoux, dans ma ville natale de Thonon-les-Bains, pour y voir Tarmac qui jouait en milieu de soirée, entre un groupe inconnu et les Têtes Raides. La veille, j'y avais déjà dansé grâce à Rokia Traoré, avant un déluge qui a annulé le spectacle de Laurent Voulzy. Le lendemain, ce sera la découverte de Jeanne Cheral qui restera dans mes souvenirs, avant le déluge de guitares de -M-.

Fred, de K...

Mais en ce samedi soir, c'est fred K, un trio thononais mené par Fred Douret, qui entre en scène alors que le soleil se couche dans le lac Léman derrière eux (bon ok, pas tout à fait, vu que la scène et le lac sont orientés vers le nord, mais vous voyez l'image). Tout de suite j'accroche. Entre les textes poétiques, engagés ou drôles servis par une voix un peu à la Brel, la guitare acoustique se mariant avec les samples et les boucles qui donnent une certaines sonorité électro, c'est exactement le genre de mix que j'aime. Le groupe a une énergie folle malgré la pelouse du chateau à moitié vide. Festival et enchaînement des groupes obligent, ils ne pourront pas faire de rappel malgré l'insistance du public.

 

Quelle surprise quand, bien plus tard dans la soirée, au milieu de leur set, après celui de Tarmac, les Têtes Raides ont entièrement quittés la scène pour offrir à fred K leur rappel, devant 2000 personnes de plus ! Un grand moment.

Dès le lendemain, j'ai pris contact avec Fred qui m'a donné la setlist et quelques infos sur le groupe. J'ai acheté le jour même leur seul disque à l'époque, Les Feuilles sont des Armes, un EP qui était en vente dans une boulangerie de la ville et déjà un peu éloigné de ce qu'ils faisaient à présent.

 

Car au fil des années, le groupe a évolué, de plus en plus rock et de moins en moins électronique. J'ai continué à les suivre en concerts dans la région, en prenant un maximum de photos, comme lors de la première partie de Cali au Brise Glace d'Annecy. Certains clichés se sont même retrouvées dans le livret de leur premier album, Biplace, que j'ai acheté des mois à l'avance, par une souscription aidant à sa réalisation (comme ce qui se fait maintenant sur KickStarter ou MyMajorCompany). Ils en ont fêté la sortie lors d'une soirée spéciale au Chateau Rouge d'Annemasse. J'ai aussi fait quelques enregistrements à l'Espace Tully, juste avant une ressorti nationale de Biplace (disponible sur amazon et fnac), et à la MAL, où le groupe était accompagné d'un ensemble à corde et d'un guitariste supplémentaire.

 

 

...à Raspail

Un changement de nom et d'entourage plus tard, Fred est revenu en 2009 sous le nom de Raspail, en solo et avec des chansons plus folk. Depuis, je n'ai malheureusement pu le voir qu'un seule fois, à la Croix-Rousse, en octobre de cette année, avec des chansons plus posées mais toujours cette énergie et ce contact avec le public.

Il a continué à enchaîné les tournées un peu partout (Québec, Angleterre, Allemagne...), multipliant les expériences hétéroclites comme une série de concerts dans des salons ou à la Halle Tony Garnier en première partie de Zaz, et a sorti un album homonyme en 2011. Mais étrangement, la sauce prend plus de l'autre côté du Rhin que chez nous...

 

2013 a été marqué par la sortie de French Ghost Songs, dont la "Part I" est un 45 tours avec des versions différentes de deux chansons figurant sur le futur album, "Part II".
Celui-ci est plus rock'n roll, façon Johnny Cash, avec pour la première fois des morceaux en anglais. Le son fait très américain des années 60, chaud, entraînant. Vraiment Excellent.
J'avoue me retrouver plus dans l'ambiance de Biplace mais peut-être est-ce dû à la période de ma vie à laquelle je l'ai écouté. Cela ne m'a pas empêché de faire voyager sa musique en offrant, entre autre, le 45 tours à mon contact chez Phish lors de mon voyage l'année dernière.

 

Suite à toutes ses rencontres en Allemagne, Raspail a annoncé mardi dernier la créaton du label indépendant BonFeeling Records...

"Cette maison de disque est le fruit d'une rencontre avec les munichois de GutFeeling Records. C'est un grand projet que nous porterons sur plusieurs années et qui aura pour objet de vous vendre des disques (on s'en cache pas) mais aussi de promouvoir des artistes complètement indépendants là où aujourd'hui, il faut bien le dire, l'indépendance, c'est rare..."

 

Et l'effet immédiat de cette annonce, outre la disponibilité de vinyles inédits en France de groupe qu'il me tarde de connaître (Mama Rosin, Puta Madre Brothers, GRAG y los HERMANOS PATCHEKOS...), est la sortie de french ghost songs part II au format vinyle ! J'ai eu la chance de pouvoir me le procurer dès mercredi des mains même du chanteur, autour d'une bière à Lyon.

 

Bref, vous savez ce qui vous reste à faire et voici quelques liens qui vous seront utiles :

 

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